Tutoriel Photographie N°1 : Commençons par le commencement !

Bienvenue dans ce premier tutoriel photo !

Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur les réglages, trucs et astuces les plus basiques, mais qui néanmoins vous seront d’une grande utilité et vous permettront d’aborder la photographie BJD avec moins d’appréhension et des bases solides. Pas d’inquiétude quant au vocabulaire du langage photo qui peut ennuyer ou effrayer ; je me suis efforcée d’être la plus claire possible, sans vous assommer avec des termes trop techniques.

Durant cet article, un volontaire très motivé nous accompagnera ; dis bonjour, Elliot !

 

 

Vous le savez, la photographie est un art et ne s’apprend pas en un jour. Pire encore ; on ne cesse jamais d’apprendre ! Cependant, il existe quelques connaissances de base qui une fois mises en pratique, améliorerons sensiblement votre manière de faire et vous permettront de prendre de l’assurance, et donc de commencer à véritablement vous amuser.

Pour commencer, voici une petite déconstruction des mythes les plus communs, qui trop souvent créent un blocage chez les photographes amateurs et les empêchent de se lancer ;

 

Quelques mythes à déconstruire :

1) « Il faut avoir un bon appareil photo pour faire de belles photos » :

Non ! Avoir un appareil très récent/très sophistiqué/affreusement cher n’est aucunement une garantie de faire de belles photos. De même qu’un appareil daté, plus humble, ou même un téléphone vous permettront quand même de faire de beaux clichés.

Une bonne photo repose sur deux, voire trois piliers essentiels : la technique, l’idée et l’émotion. Il est bien sûr idéal de tous les réunir en un seul cliché, mais ils sont dissociables ; ce qui prime avant tout, ce qui fera sortir votre photo du lot, ce qui attirera l’œil, c’est l’idée. C’est toujours l’idée.

Ne vous focalisez pas uniquement sur la technique en premier lieu ; pensez aux photos des magazines de papier glacé, par exemple. Elles sont irréprochables du point de vue de la technique, mais dégagent-elles toujours de l’émotion ? Ont-elles toujours une mise en scène originale, renversante, qui vous donne envie de saisir votre appareil à votre tour ? On pardonnera plus facilement à une photo de ne pas être parfaite sur le plan technique si elle apporte un élément nouveau, un point de vue inédit, un regard original ou amusant, une émotion…

Une bonne technique n’est pas liée à un bon appareil. Ensemble, ces deux éléments sont puissants, mais la technique peut s’adapter à n’importe quel support. Tandis qu’un très bon appareil manié sans technique, sans connaissances, ne révèlera pas tout son potentiel.

2) « Il faut avoir fait des études en photographie pour faire de beaux clichés » :

Non ! Beaucoup de photographes, dans la BJD ou partout ailleurs, sont autodidactes et ont appris seuls. La photographie, surtout à notre époque, est accessible très facilement et n’est pas réservée à une élite ou à des étudiant.e.s en photographie ; vous avez le droit d’essayer, d’apprendre, et de devenir doué.e.s !

3) « Il faut du bon matériel photo, et ça coûte cher » :

Et c’est encore un non ! Je sais très bien qu’il existe quantité de gadgets photo aujourd’hui, que l’on essaie de faire passer comme étant indispensables ; mais ce qu’il vous faut avant tout, c’est un appareil, vos yeux et votre tête. Les lampes, les studios, les anneaux lumineux, ect, ne sont pas indispensables. En douze ans de hobby, je n’ai investi que dans deux objets dont je me sers quotidiennement ; un pied télescopique pour plus de stabilité (20€ en magasin d’occasion), et un autre objectif pour mieux servir mon style de photo (80€ environ, acheté il y a 5 ou 6 ans et jamais changé depuis).

4) «  Il faut beaucoup d’accessoires pour faire de beaux fonds et de belles compositions » :

Encore un non. De par l’échelle de nos poupées, il est au contraire plus facile d’aménager un petit coin photo à leur mesure ; de plus, le système D est toujours une merveilleuse source d’approvisionnement dans ce hobby. Il est assez simple de réunir des éléments pour composer des clichés intéressants, sans pour autant investir dedans ! Lire plus bas pour davantage de détails.

5) « Il faut toujours retoucher ses photos pour qu’elles plaisent » :

Lorsqu’on parle de retouches photo, cela englobe un large spectre ; ces retouches peuvent aller d’une simple accentuation du contraste aux effets bien plus élaborés, voire aux incrustations complexes. La plupart des personnes qui retouchent les photos de leurs poupées le font pour pallier à quelques défauts, ou simplement pour accentuer un peu des teintes, des couleurs déjà présentes, par simple souci esthétique. Moi-même, je ne passe que quelques minutes sur la plupart de mes photos basiques, parfois même je n’en ai pas besoin. Comme je vous le disais plus haut, ce qui prime dans une photographie, c’est l’idée et ce qu’elle dégage ; les retouches sont un luxe et non une fin en soi. Ne vous focalisez pas sur ce point ; avant de vous préoccuper de ce que vous ne savez pas faire, concentrez-vous sur ce que vous pouvez faire. Les retouches viendront plus tard, si vous en avez envie !

6) « Il faut avoir des modèles populaires pour que ses photos plaisent » :

Cette idée reçue est tenace ! Un modèle populaire n’est pas un gage de qualité photo ou de contenu intéressant.  Si vous adoptez un modèle populaire uniquement dans le but de plaire, il se pourrait bien qu’au final, cette poupée plaise à aux autres… et pas à vous. Et prendre en photo une poupée qui ne vous inspire rien est une tâche rébarbative qui vous ennuiera très vite.

Il y aura toujours des personnes avec des modèles populaires qui attireront des gens grâce à eux ; et il y aura toujours des individus capables de faire feu de tout bois, c’est-à-dire de faire des photos reconnues pour leur qualité, leur intérêt, leur beauté avec n’importe quelle doll sans se préoccuper de leur popularité. Les modes, dans ce hobby, ne durent qu’un temps ; aussi, ne vous arrêtez jamais à ce détail.

À présent que ces quelques points sont éclaircis, entrons dans le vif du sujet !

 

I/ Les basiques

1) Faire poser sa doll

C’est la base de tout ; la poupée que vous montrez au monde. Se contenter de la mettre debout telle qu’elle vient ne suffira pas, surtout si elle a une fâcheuse tendance à donner l’impression d’avoir été frappée par la foudre ou d’être à moitié morte si vous lui laissez faire ce qu’elle veut ! Une jolie pose, naturelle et vivante, cela représente au moins 50% de la qualité de la photo.

Je sais que toutes les poupées ne sont pas égales dans ce domaine ; certaines prennent la pose comme des charmes, tandis que d’autres sont beaucoup plus réfractaires. Faisons un rapide tour d’horizon des erreurs les plus communes à éviter ; ci-dessous, observez les groupes de photo pour voir un « mauvais exemple », puis comment l’améliorer.

 

  • « Je suis debout dans une pose pas du tout naturelle »

 

Mettre sa doll debout comme elle vient ne suffit pas. À sa place, prendriez-vous ces deux premières poses ? Essayez de voir comment rendre sa posture un peu plus naturelle, plus vivante. Manipulez-la, connaissez ses limites et ses forces. Vérifier que les mains sont bien orientées, ainsi que les pieds ; essayez de la rendre crédible.

 

  • «  Je regarde le plafond. C’est beau, un plafond »

Ni humain, ni poupée ne peut avoir décemment bonne mine ou l’air intelligent avec la tête en arrière, et photographié par en-dessous. La tête est aussi importante que le corps, voyez comment vous voulez l’orienter !

 

  • « Avec cet angle, ma tête est plus grosse que mon corps »

L’angle de la photo est à la fois votre meilleur allié et votre pire ennemi. C’est lui qui mettra en valeur (ou pas) votre modèle, aussi ne le négligez pas. Prendre votre poupée en plongée (depuis le haut) risque de la « tasser » et de lui donner des proportions grotesques ; à l’inverse, une légère contre-plongée (depuis le bas) va lui rendre ses bonnes proportions, voire donner du dynamisme à sa pose ou même donner l’impression que ses jolies jambes sont plus longues, par exemple.

 

  • « Je refuse de tenir debout, na ! »

Certaines poupées sont très difficiles à faire poser, de par leur physique ou bien à cause d’élastiques détendus ou trop serrés. Si les faire tenir debout relève vraiment du calvaire, orientez-vous sur une pose assise et décontractée ! Ne vous laissez pas faire.

Vous pouvez également opter pour des stands spécialement conçus pour maintenir une poupée debout ; il en existe chez de nombreuses compagnies (Dollmore, Luts, Alice’s Collection…) ou sur le marché secondaire.

Un exemple de stand réglable (photo par Dollmore) :

 

 

2) Se mettre à niveau

Là encore, nous allons parler d’angle. Gardez à l’esprit qu’une poupée est plus petite que vous, et donc, qu’il faut se mettre à son niveau pour une visibilité et une présentation optimales. C’est encore plus vrai dans les compositions ; quand on installe une véritable scène avec plein de jolis éléments dans le cadre, on est tenté.e de vouloir tout montrer en un seul coup. Inspirez-vous des photos des professionnels ; vous remarquerez que l’œil du photographe se situe très souvent au niveau du modèle, voire en légère contre-plongée. Ci-dessous, observez la différence de rendu entre une photo prise d’un peu trop haut, et celle prise au niveau du sol :

 

 

II/ Les photos en intérieur

À moins d’avoir un jardin à sa disposition ou de braver les espaces publics, nous sommes très souvent amené.e.s à photographier nos poupées en intérieur. Ce qui n’est pas toujours plus simple ! Petit tour d’horizon des pièges récurrents et des astuces à adopter.

1) Contre le mur

Un mur est souvent le fond de prédilection des passionné.e.s. C’est effectivement une bonne idée ! Mais attention à ne présenter que ce mur derrière votre poupée ; un bout de sol, une plinthe, un meuble ou un tableau, et ceci polluera votre photo puisque notre œil se concentrera machinalement dessus plutôt que sur la poupée. Un fond que l’on veut neutre doit être uni ; dégagez l’espace, ou bien surélevez votre poupée pour éviter d’avoir le carrelage ou la plinthe dans le champ. Soyez créatif.ve.s ! Ci-dessous, un  exemple de poupée collée au mur avec la plinthe qui gâche l’ensemble, puis la même poupée légèrement surélevée afin d’obtenir un fond neutre :

 

 

2) Éviter le bazar en fond

Une autre erreur largement répandue ; photographier sa poupée avec un monstrueux bazar derrière. En plus de révéler des détails de votre intimité qui ne regardent personne d’autre que vous, ceci ne mettra pas du tout en valeur votre poupée. Si vous n’avez pas de petit coin tranquille ou de mur dégagé, vous avez plusieurs solutions :

– s’éloigner du bazar, permettant ainsi à la profondeur de champ de faire son travail et de rendre flou ce fond indésirable.

– Opter pour un fond un peu moins bordélique, avec des objets qui peuvent s’incorporer à la photo et ne pas déranger l’œil ou l’attention du spectateur (la corbeille de linge, l’écran TV, un bout du conjoint.e / enfant / animal étant les champions de la pollution de photo. Soignez le cadre pour le rendre plus attractif !)

 

 

3) Lumière jaune VS lumière blanche

L’un des plus grands pièges avec les photos en intérieur, particulièrement durant les mois d’hiver ou le soir, c’est la lumière jaune. Aujourd’hui, vous trouverez sans peine des ampoules à lumière blanche, des lampes de bureau voire de chevet à lumière blanche ou avec les deux options, jaune et blanc. La lumière blanche est votre amie ! Elle ne remplacera jamais celle du jour, mais elle permettra à votre poupée de ne pas avoir un teint maladif et les cheveux d’une couleur douteuse. Voyez plutôt :

 

4) Profondeur de champ

Abordons à présent le sujet de la profondeur de champ. Tout d’abord, qu’est-ce que c’est ?

« La profondeur de champ (PDC) est un facteur déterminant la manière dont une prise de vue peut gérer la netteté relative des différents plans du sujet photographié ou observé. Elle est conçue comme une zone que l’opérateur peut augmenter ou réduire, le reste du sujet, en avant ou arrière de cette zone, perdant ou gagnant inversement en netteté. » (Source : Wikipédia)

Pour résumer, jouer avec la PDC vous permettra d’avoir votre doll découpée et nette au premier plan ; tout ce qui est derrière elle au second plan gagne à être flou, afin de mettre en valeur tout ce qui se situe au premier plan et de ne pas affoler l’œil du spectateur avec une impression d’image trop « chargée ». Aujourd’hui, la plupart des appareils photos permettent cette profondeur de champ, de façon plus ou moins avancée, tout comme les téléphones (avec le mode « portrait », par exemple).

Pour les appareils photos, il est très utile de faire la mise au point manuellement sur votre sujet, afin de définir ce qui va être flou et ce qui ne l’est pas ; c’est ce qu’on appelle l’ouverture, symbolisée par le petit « f » visible sur votre écran d’appareil photo, et qui se règle avec la molette. Plus le nombre symbolisé par f est grand, plus l’ouverture est petite ; à l’inverse, plus le nombre est petit, plus l’ouverture est grande. Pour résumer, si votre ouverture est à 3,5, vous aurez une profondeur de champ bien plus importante qu’avec une ouverture à 9, et donc, bien plus de flou derrière votre sujet. Ci-dessous ; photo de gauche prise avec une ouverture à 9, photo de droite avec une ouverture à 3,5.

 

Pour en apprendre plus sur l’ouverture : Apprendre la photo ensemble et pas à pas et sur la profondeur de champ : Apprendre la photographie.

Pour les téléphones, vous avez la possibilité de faire la mise au point (« focus »), ou bien encore de « flouter » des éléments via des applications de retouches (inclues dans les retouches de plates-formes telles qu’Instagram, par exemple. Ceci fera peut-être l’objet d’un autre tutoriel).

Gardez ceci à l’esprit ; vos poupées sont les modèles et doivent être nets et apparaître au premier plan. Tout le reste n’est qu’un accompagnement et gagne à leur laisser la vedette, et donc à être flou. Si vous n’avez pas la possibilité de régler votre PDC via votre appareil ou votre téléphone… Éloignez-vous du fond ! Plus un objet, un mur, est loin, plus il sera flou. Un appareil photo n’est ni plus ni moins qu’un œil ; s’il se concentre sur votre poupée, tout le reste passera au second plan.

5) Fond neutre

Le fond est un problème récurrent dans les photos en intérieur. Nous avons vu ci-dessus quelques petites idées et astuces ; si vous ne voulez ni murs, ni objets en fond, il existe des solutions telles que les papiers et tissus colorés. Attention pour ces derniers ; un tissu tout froissé dont on voit les points d’attache ne constituera pas un fond très attractif. Préférez donc les grandes feuilles de couleur, achetables à la pièce en magasin de fourniture d’art ou même sur le net ! Vous aurez ainsi tout un panel de jolis fonds de couleurs vives, sans plis, pour une somme très modique.

Quelques-uns de mes rouleaux de papier (environ o,80cts unité en magasin d’arts créatifs) :

 

L’envers du décor :

 

 

Et le résultat :

III/ Les photos en extérieur

Les photos en extérieur sont une autre composante de notre hobby. Si par certains aspects, elles sont plus simples à réaliser que les photos en intérieur (lumière naturelle, embarras du choix pour le fond, surtout dans un cadre naturel…), elles ne comportent pas moins quelques pièges et difficultés faciles à repérer et à déjouer. Tour d’horizon :

1) Surexposition VS bonne lumière

Le premier piège en extérieur est bien entendu le risque de surexposition. Si en plus, votre poupée est white skin ou de carnation très pâle… Quelle galère !

Mais qu’est-ce que la surexposition ? Pour résumer, une photo surexposée est une photo qui a reçu trop de lumière, tandis qu’une photo sous-exposée n’en a pas eu assez.

La résine et le vinyle ont une nette tendance à briller un peu trop s’ils prennent le soleil directement, et donc à être surexposés. Ainsi, gardez à l’esprit que pour des photos en extérieur lors d’une journée ensoleillée, il y a quelques principes à observer ;

  • À moins que vous et votre poupée ne soyez sous un couvert/une ombre légère, ne faites pas vos photos lorsque le soleil est à son zénith. Sa lumière sera impitoyable et fera briller votre poupée encore plus qu’un vampire dans un mauvais film.
  • Les heures idéales pour photographier en extérieur se situent le matin et prennent fin au zénith, puis en fin d’après-midi (aux environs de 16h-17h jusqu’à ce que la lumière ne soit vraiment trop basse). Ces plages horaires, surtout utiles lors des beaux jours, vous garantiront une bonne lumière sans pour autant mener à la surexposition.
  • Ne photographiez pas votre poupée au soleil directement, ou dans une zone très lumineuse. Préférez l’installer à couvert (sous un arbre, derrière une haie, à l’angle d’un mur qui vous évite le soleil direct…)

Vous pouvez également moduler la luminosité de votre appareil photo via ce réglage, symbolisé par cette icône :

Personnellement, je l’utilise régulièrement lorsque ma poupée est un peu trop surexposée à mon goût, ou bien au contraire s’il n’y a pas assez de lumière. Attention, trop pousser ce réglage dans un sens ou dans l’autre altérera votre qualité d’image et générera ce qu’on appelle du « grain », mais pour une ou deux unités, c’est très utile. Ci-dessous, un exemple de photo qui présente une surexposition, puis une bonne exposition, et enfin une sous-exposition (cette poupée de 70cm est d’ailleurs installée sur un stand Dollmore) :

 

 

2) Golden Hour

La « Golden Hour » ou « Heure dorée » est la courte période suivant le lever du soleil ou bien précédant son coucher. Elle tient son nom de la teinte chaude et dorée qu’elle confère au monde ; vous visualisez la lumière orangée, chaude, qui frappe les façades et les arbres en fin d’après-midi, ou bien les lueurs dorées, uniques qui découpent les ombres, au lever du soleil ? Ce sont des moments uniques à photographier, qui conféreront une ambiance particulière et des teintes presque impossibles à recréer artificiellement à vos clichés. La Golden Hour varie bien sûr selon les saisons, et est plus facile à repérer en été ; observez le cycle du soleil durant la journée, afin d’établir le meilleur moment pour sortir prendre vos photos (prévoyez un petit temps d’installation de votre poupée et de votre appareil,  aussi ne soyez pas en retard).

Quelques photos que j’ai prises durant la Golden Hour  :

IV/ Pour aller plus loin

Enfin, pour cette dernière partie, nous nous intéresserons à quelques outils pratiques et entièrement gratuits pour vous aider à optimiser vos photos.

1) Balance des blancs

La balance des blancs, qu’est-ce que c’est ?

« La balance des blancs est un réglage qui permet, sur un appareil de prise de vues électronique, d’adapter la dominante de couleur à l’éclairage. » (Source : Wikipédia)

En mettant en route votre appareil photo, il vous est déjà arrivé de vous rendre compte que l’aperçu était d’un bleu glacial, ou au contraire d’une couleur orangée trop chaude. C’est parce que la balance des blancs n’a pas été effectuée ; si elle s’ajuste souvent seule en mode automatique, il est également possible de l’y aider en allant chercher dans ses réglages.

Dans le menu de votre appareil photo, vous pouvez y accéder par le biais suivant (peut-être pas libellé exactement de la même manière selon les modèles, cherchez le plus approchant ou consultez votre mode d’emploi) :

Menu – Menu prise de vue – Balance des blancs.

Ensuite, vous avez accès à ces divers modes :

  • Automatique
  • Incandescent
  • Fluorescent
  • Ensoleillé
  • Flash
  • Nuageux
  • Ombre

En sélectionnant l’un de ces modes de façon adéquate, vous allez permettre à votre appareil de s’adapter à la luminosité ambiante et donc de pouvoir disposer des « vraies » couleurs du monde qui vous entoure, évitant les photos trop froides (bleutées) ou trop chaudes (orangées).

Pour vous donner un exemple, j’utilise souvent mon appareil en mode automatique ; mais en cas d’atmosphère très ensoleillée, je vais donc choisir « ensoleillé » ; en fin de journée, je vais souvent opter pour « nuageux » ou bien « ombre » si la luminosité est vraiment basse et froide.

Ci-dessous, la première photo est trop froide, la seconde est en lumière réelle, et la troisième est trop chaude.

Il est également possible de régler sa balance des blancs après avoir pris la photo, ce qui nous amène au point suivant :

2) Picasa

Picasa est un logiciel de gestion d’images, doté également d’outils permettant des retouches basiques (balance des blancs, recadrage, redressement, quelques filtres, modifier les couleurs…)

Officiellement, ce logiciel n’est plus mis a jour et a été abandonné vers 2016, mais il est toujours possible de le télécharger légalement et gratuitement, et d’en profiter sans restriction.

C’est un logiciel que j’utilise à chaque fois que j’importe mes photos sur le PC ; outre le fait qu’il permette de les trier très rapidement et de créer une bibliothèque de photos qui se met à jour en temps réel, il permet donc de régler cette fameuse balance des blancs en une seconde, puis d’exporter ses photos à la taille désirée, prête pour emploi ou bien pour des retouches plus conséquentes via d’autres logiciels, sans perte de qualité.

Aperçu de la bibliothèque :

 

 

La balance des blancs se nomme « sélecteur de couleur neutre » et fonctionne comme ceci :

Picasa est un logiciel très simple d’utilisation et plutôt intuitif, qui n’exige pas de connaissances approfondies en photographie ou en logiciel photo. J’ai commencé à l’utiliser vers 2011 alors que je n’y connaissais pas grand-chose, et je l’utilise toujours aujourd’hui.

***

Pour conclure, je vous encourage à vous lancer dans la photographie à votre rythme et pour votre propre plaisir. Rome ne s’est pas faite en un jour ; donnez-vous le temps de comprendre, d’apprendre, d’apprivoiser vos poupées et votre appareil photo. Un exemple de ma propre progression, 2011 vs 2021 ;

j’ai bien plus évolué en choix des angles, en maîtrise de la lumière et de mon environnement, ainsi qu’en matière de composition d’une photo qu’en matériel ou en technique. Pour être honnête avec vous, je ne comprends pas la moitié des termes techniques de la photo – et j’avoue que cela m’ennuie, je préfère travailler à l’instinct et faire mes propres expériences. Expérimentez, soyez curieux.se, essayez sans cesse de nouvelles choses ; ne vous focalisez pas sur ceux qui font mieux que vous, mais sur ce que vous pouvez améliorer pour progresser encore et encore.

***

Et nous voici à la fin de ce premier tutoriel photo ! Il est le premier que je réalise, et je suis heureuse d’en faire profiter les lecteur.ice.s de Dolls Review.

Je songe à en produire un autre dans quelques temps, plus avancé, pour faire suite à celui-là ; il m’a semblé plus judicieux de commencer par les bases nécessaires à tout photographe débutant.e.

Vos retours, questions, appréciations et critiques seront plus que bienvenus sur cet article ! Qu’en avez-vous pensé ? Est-ce que cela vous a aidé.e ? Avez-vous des questions ?

Le prochain tutoriel dépendra en grande partie de vos retours sur celui-là. Exprimez-vous en commentaire ici ou par le biais des réseaux sociaux pour nous faire savoir ce que vous en avez pensé ! Nous comptons sur vous.

À vos appareils !

Comments

  1. Ellysea
    30 octobre 2021 / 21 h 31 min

    Super article, vraiment intéressant 🙂 J’attends le prochian avec impatience et vais appliquer tes conseils !

    • Charlotte
      2 novembre 2021 / 10 h 00 min

      Merci beaucoup pour ce commentaire adorable ! Au plaisir pour un prochain tuto alors !

  2. 31 octobre 2021 / 7 h 44 min

    Merci énormément pour cet article notamment pour toutes les données techniques expliquées de manière claire et précise avec les pas a pas ! Ça donne vraiment envie de se pencher beaucoup plus sur la qualité de nos photos !!

    • Charlotte
      2 novembre 2021 / 10 h 00 min

      Merci beaucoup pour ton soutien et ton commentaire ! L’équipe apprécie ! 🙂

  3. 14 décembre 2021 / 19 h 58 min

    Un article complet , très bien expliqué et illustré, merci beaucoup. Bonne continuation

    • Charlotte
      15 décembre 2021 / 17 h 22 min

      Nous sommes ravies de savoir que cet article plaît et est pertinent pour la communauté. Merci beaucoup pour cet adorable commentaire !

  4. Sandra
    16 décembre 2021 / 10 h 52 min

    Merci beaucoup pour cet article et ces explications très claires. Je suis toujours preneuse de trucs et astuces pour prendre des photos qui retiendront l’attention. Moi aussi, j’attends la suite!!!

    • Charlotte
      19 décembre 2021 / 12 h 58 min

      Merci beaucoup pour ce commentaire plein d’encouragements et d’entrain ! Nous sommes ravies de savoir que ce tuto est une aide précieuse pour les membres de notre communauté !

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