La Volière, couture tout en légèreté et fraicheur

La Volière, couture tout en légèreté et fraicheur
La Volière, couture tout en légèreté et fraicheur
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Bonjour à tous, chers lecteurs !

Nous espérons que vous vous portez bien, et nous sommes ravies de vous retrouver aujourd’hui pour un nouvel article dédié à une créatrice qui se charge de remplir les penderies de vos chères demoiselles. Car bien au delà de l’aspect de nos miss de vinyle ou de résine, les fringues prennent aussi une grande part de leurs intérêts (et de notre budget, disons le clairement !) notamment pour les mises en scène et les photographies. Un style vestimentaire, une couleur, il faut parfois pas grand chose pour attribuer du caractère à une doll.

Zorha, de son vrai nom Sarah, met à votre service ses talents de couturière : d’un style reconnaissable, elle répond à vos demandes et procède très régulièrement à des commissions. Elle aime le challenge, et n’est pas contre étudier de nouvelles demandes. Depuis peu, La Volière a mis en place un système de pré-commande : elle vous propose de nouveaux outfits, que vous pouvez décider de commander. Dans ces cas-là, un délais d’environs 7 jours est nécessaire pour réaliser votre commande. Grâce à ce système de pré-commande (ou « preorder » en anglais), chacun a la possibilité d’acheter un outfit qui lui a tapé dans l’œil, sans craindre qu’il ait déjà été vendu !

De ce fait, on vous propose de découvrir l’univers de Sarah via une interview exclusive à laquelle elle a accepté de répondre ! Bonne lecture.

 

 

Fais nous faire un petit tour d’horizon de ta collection ! Combien de dolls as-tu, et quels modèles ? Est-ce toi qui habille essentiellement tes dolls ou bien tu achètes aussi chez d’autres couturières ?
La Volière : Alors actuellement ma famille se compose de 9 dolls. Niveau Pullip j’ai une Polkadoll, une Nomyens, une Koala Krash, une Holly Hatter et une Poison girl. J’aime beaucoup avoir des dolls de plein d’artistes différents. Il y a tellement de talents ! Je possède également une Blythe par Polkadoll.
Du point de vu BJD j’ai ma Poulpy qui a été un vrai coup de cœur au Ldoll. J’ai également une petite Mimü licorne de Fëadoll et une Cosette de chez Darak. J’attends avec impatience une Cöti et une Cöta de chez DoD. J’ai eu de nombreux modèles que j’ai revendu autant en Pullip qu’en BJD. Je n’arrive pas à avoir plus d’une dizaine de dolls en même temps chez moi, j’ai l’impression d’en délaisser certaines après.
J’espère pouvoir acquérir de nombreux modèles encore. Je rêverais d’avoir une Pullip par Kikyô, ma famille Pullip serait complète pour moi ensuite. En BJD je rêve d’une Merrydoll et d’une Dollchateau Liz. Si jamais Lillycat sort une chibi Kitty Jolie je me jette dessus aussi ! J’ai beaucoup de mal avec les poupées de plus de 30 cm.

Généralement je préfère réaliser moi même les tenues de mes dolls, pour que ça colle vraiment à l’idée que je me fais de leur garde robe. Il m’arrive de craquer chez certains créateurs cependant, surtout durant les salons. J’avoue ne pas vraiment aimer acheter sur internet les vêtements de mes miss. Je préfère le contact direct avec les créateurs et avec les créations.

Es-tu autodidacte dans la couture ou bien as-tu appris avec l’aide de quelqu’un ? Depuis combien de temps couds-tu pour les dolls ? Pour combien de modèles de dolls, au total, es-tu en capacité de coudre ?
La Volière : J’ai commencé à coudre assez jeune. Je me souviens avoir fait des tenues à mon chien en peluche quand j’étais petite. Lorsque j’ai eu ma première doll (il y a 9 ans déjà) coudre pour elle a été une évidence. Je n’avais pas vraiment de quoi lui acheter de jolis vêtements et je débordais d’idées. A ce moment là j’ai appris de moi même et grâce à des tutos sur internet. Pour le coup mes débuts ont été assez… hétéroclites. La couture demande de la patience et du travail ! Pour moi c’est un véritable art qui demande de l’entrainement et beaucoup d’imagination.
Voyant mon intérêt pour la couture, ma mère m’a proposé de faire une formation proposée aux jeunes dans ma ville. Il s’agissait de réaliser un sac en apprenant à coudre sur machine. J’ai ainsi eu les bases de la couture sur machine mais aussi du patronage et de tout ce qui va avec. Mon beau-père m’a offert une machine à coudre quelques années plus tard pour Noël. Mes parents m’ont toujours soutenue dans mes démarches créatives, ils continuent à me rapporter des tissus et de la laine lorsqu’ils en trouvent des sympas en France ou à l’étranger. Ce sont un peu mes premiers fans, et les plus importants pour moi.

Du coup, je couds depuis quasiment 9 ans. Cela doit faire 5 ans que j’ai une machine à coudre et que je m’en sers. Je tricote depuis 5 ou 6 ans en autodidacte. Le tricot m’est venu tout seul lorsque j’ai trouvé des aiguilles à tricoter chez ma grand-mère. J’ai eu envie d’essayer et en quelques heures j’ai pris le coup. Le tricot a été beaucoup plus simple à maîtriser que la couture pour moi. Afin de diversifier mes connaissances je me souviens être allée à la bibliothèque où il y avait quelques ouvrages de tricot. Les gens me regardais assez bizarrement pendant que je tricotais comme une folle au milieu des livres, mais j’ai appris beaucoup de choses grâce à ça. Il n’y a rien de mieux que les livres lorsque l’on souhaite apprendre par soi-même. Je m’essaie au crochet depuis quelques temps mais je n’ai pas vraiment eu le coup de cœur pour cette technique (même si les résultats peuvent être superbes !)

Actuellement je couds surtout pour du taille Poulpy et du taille Pullip. J’aime beaucoup coudre pour ces tailles là même si j’avais beaucoup de mal avec le taille Pullip à un moment. Du coup, je travaille avec plaisir pour la taille Blythe et les YO-SD aussi vu que cela reste le même gabarit. Grâce à une amie, j’ai un corps Minifee sous la main pour faire des tests. J’espère pouvoir vite en acquérir une afin de coudre régulièrement pour ce corps, je trouve ça assez intéressant comme support. J’ai déjà eu une Minifee mais je n’ai pas accroché à la taille peu pratique pour les photos à mon goût. Mes poupées sont avant tout un support photographique pour moi, je me suis donc vite braquée et je n’ai pas trop tenté de coudre à cette taille lorsque j’en avais l’occasion. Mais j’ai totalement revu mon jugement ! Même si au niveau photo je ne pense pas m’en sortir, au niveau couture cela pourrait m’offrir plein de nouvelles possibilités !
J’avoue ne pas être du tout à l’aise avec les toutes petites tailles par contre…. J’ai tenté de coudre pour mon ancienne Kröt mais j’ai vite abandonné. Ça me fait encore plus admirer les personnes qui créent à cette taille.
Je suis à l’aise pour tricoter à n’importe quelle taille par contre, il me suffit d’avoir les mesures pour les tricots basiques. En ce qui concerne les choses plus travaillées, je préfère avoir un corps sous la main pour vérifier le tombé. 🙂

Y’a t-il un type de tissus que tu aimes travailler en particulier ? Hormis des vêtements, envisages-tu d’étendre tes travaux couture, comme par exemple en créant des accessoires ? (Type coussins, sacs, plaids etc…)
La Volière : J’ai eu une grande phase liberty/coton imprimé. Maintenant je m’intéresse surtout aux matières. J’adore travailler les tissus un peu épais comme le velours ou au contraire les soies très fluides, même si c’est sacrément galère. J’aime beaucoup le cuir aussi, mais j’ai du mal à le travailler vu que je n’ai pas vraiment le matériel pour. La diversité des tissus est vraiment inspirante. Depuis que je suis à Montpellier, j’ai accès à une boutique de tissus offrant de nombreux choix. Lorsque j’y vais, je repars toujours avec quelque chose et plein d’idées en tête. Cela change pas mal de ce à quoi j’avais accès auparavant. Bien entendu, j’adore toujours autant les jolis imprimés, seulement maintenant j’essaie de mixer les matières et les textures pour un rendu plus réaliste. Mon style a évolué avec ce changement de matériel (ou bien est-ce l’inverse ?). Généralement, c’est en voyant une tenue taille humaine que j’aimerais avoir ou que je trouve jolie que j’ai des idées pour mes dolls. Cela nécessite de travailler un peu tous les tissus et de ne pas se cantonner au classique coton/jersey.
Je suis une amoureuse de la laine aussi. J’adore tricoter et je collectionne les pelotes (je dois en avoir une bonne centaine) de toutes les couleurs et de toutes les matières.

Pas mal de monde dans mon entourage me demandent de faire du taille humaine. J’ai eu l’occasion de faire des écharpes, des coussins et des peluches. Je vais bientôt entreprendre des pochettes et des sacs. Pour les dolls, j’ai acheté de quoi faire des coussins et des plaids. Je compte en faire en tricot et au crochet également.

Y’a t-il un nom dans la communauté qui t’inspire ? Pourquoi ?
La Volière : Alors si je devais citer une seule personne ce serait Holly Hatter (L’atelier du Chapelier). C’est une personne adorable que j’admire énormément. Je la connais depuis presque le début de ma passion et j’ai pu constater son incroyable évolution et son talent. C’est quelqu’un de très polyvalent qui possède un univers fou. La communauté regorge de talents, mais il y a pas tant de personnes que ça qui se détachent de par leur univers. Je suis vraiment heureuse de la voir se consacrer totalement aux dolls. Lorsque j’ai vu sa première doll en full set, j’ai eu le souffle coupé. Encore une fois beaucoup de personnes sont très talentueuses en make-up et autre, mais ce qui m’impressionne ce sont les personnes qui ont leurs univers, le font évoluer et le transmettent. Pour moi les dolls, ce sont avant tout des réceptacles qui attendent une histoire, même si elle ne dure que le temps d’une photo pour s’évaporer ensuite. Alors j’admire les personnes capable de créer de A à Z un personnage consistant comme Holly sait si bien le faire. Et puis je rêverais d’avoir une de ses robes pour moi !

Du point de vue plus général, j’aime le travail de beaucoup beaucoup de monde, je ne peux pas être exhaustive mais voici quelques personnes dont le travail me plaît beaucoup.
• Au niveau création de dolls, j’adore le travail de Merrydollround. J’espère de tout cœur adopter une Mouse un jour. Du côté Français, on à beaucoup de chance : il y a de nombreux talents. J’adore le travail de Lillycat, Nympheasdoll, Misterminou Dolls ou de DoD mais pour aller vers les artistes moins connus j’aime beaucoup les créations de Feädoll. Elle réalise des petites choses adorables (ma petite licorne me suit tout le temps). J’espère la voir continuer !
• Au niveau make-up, j’admire de nombreuses personnes… Je citerais surtout Koala Krash qui pour moi a une patte incroyable. Son travail est d’une finesse folle et elle est très professionnelle.

Enfin il y a une personne que j’admire pour sa gentillesse, son courage, son talent et sa passion : Nickocha, alias Lullaby. C’est un peu un pionnier dans la communauté. Il nous offre toujours de jolies photos et de superbes créations. Je suis folle de toutes les couleurs d’yeux qu’il propose. Ils rendent tellement bien en photo.

La couture dans les dolls, c’est pour toi plutôt un passe-temps, une passion ? Qu’elle est l’étape la plus difficile quand on coud pour une doll ?
La Volière : Oui la couture est avant tout un passe temps. J’ai essayé de m’y mettre plus « sérieusement » en faisant des tenues en série pour la vente mais ça me fait disparaître toute motivation. J’aime créer et tenter de nouvelles choses. Faire à la chaîne pour vendre ce n’est vraiment pas pour moi ! C’est d’ailleurs pour ça que je n’ai pas de boutique mais une page Facebook. Je préfère tellement les commissions, toutes nouvelles, différentes, plutôt que le travail d’usine. Cela ne m’empêche pas de faire des ventes en petites séries ceci-dit !Etant étudiante, je n’ai ni le temps de me consacrer à une vraie boutique ni les moyens de m’offrir des dolls ou des fournitures comme ça. Coudre et vendre quelques créations me permettent d’entretenir le moteur et de toujours avoir de quoi travailler ! Je respecte beaucoup les personnes qui ont le courage de se dédier aux dolls et d’en faire leur travail mais je n’ai pas ce courage là. J’avoue par contre être assez énervée quand je vois des personnes ouvrir des boutiques sitôt qu’elles savent faire un point ou parce que ça marche et que faire de l’argent c’est cool. Je trouve ça injuste comparé aux charges et à la quantité de travail que fournissent les pros en comparaison. Enfin je ne veux pas ouvrir de débat, c’est simplement mon avis.

Pour moi le plus difficile c’est de devoir recommencer un patron raté. C’est tellement frustrant ! Mais ça fait parti de la magie de la couture. Il faut faire des erreurs pour avancer et progresser.  Cela-dit, j’avoue avoir du mal à l’accepter parfois ! xD
Une fois lancée, je peux coudre pendant des heures. Par contre, comme pour beaucoup d’autres travaux créatifs, si l’envie n’est pas là, ce n’est même pas la peine que je prenne une aiguille car je n’arriverais à rien. C’est un Art comme un autre, où la difficulté peut apparaître sur des choses toutes simples et ne pas se présenter là où on le pensait. Le plus important c’est de ne pas abandonner, de chercher des solutions et de créer autant qu’on le souhaite !

Galerie photos de La Volière

On te remercie, Sarah, d’avoir partagé avec nous tes réponses riches en informations ! Et nous espérons que cet article aura plu à nos lecteurs, n’hésitez pas à nous laisser un petit commentaire pour nous faire part de votre avis, et de vos envies pour les futurs articles !

Have fun,
Dolls Review

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