Koala Krash, explosion de paillettes et de nuances

Koala Krash, explosion de paillettes et de nuances


 

 

Bonjour à vous, petits moutons en sucre !

Dolls Review vous propose aujourd’hui un article sur un talent de la communauté, qui prend soin d’attribuer à chaque demoiselle passant sous ses pinceaux une identité et un caractère unique. Son style reconnaissable entre mille vous aura déjà surement mis sur la voie… Koala Krash ! De son prénom, Clémentine, cette demoiselle est un incontournable de la #TeamMakeup. Son atout non négligeable ? Elle makeup aussi bien les BJD que les Pullips (et autres vinyles) ainsi que les Anime Dolls. En d’autres termes, son support artistique ne connait pas de limite. Koala Krash s’adapte aussi à sa clientèle et propose le paiement de ses services en plusieurs fois si nécessaire, un autre avantage majeur pour celles et ceux qui souhaiteraient voir leurs dolls prises en charge par cette artiste.

Si Koala Krash nous a habitué à des makeups parfois très saturés en couleurs, il est cependant tout à fait possible de la commissionner pour des makeups plus « light », plus naturels. Constamment à la recherche de challenge, faites lui part dès maintenant de vos envies et vos projets !

Vous êtes désireux d’en savoir plus sur son univers ? Alors on vous pose juste là une petite interview à laquelle Koala Krash nous a fait le plaisir de répondre, et on se retrouve plus bas pour une galerie d’images !

Salut Koala Krash ! Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions.

Depuis quand exerces-tu le make-up sur dolls ? 

Koala Krash : Salut Charlotte ! Bon, je ne te remercie pas pour la question coup de vieux… ! J’ai eu ma première poupée en 2007 : une Pullip. À l’époque c’était Jun Planning qui gérait cette marque, et ils étaient venus à la Japan Expo cette année-là, c’était un truc énorme pour les passionné⋅e⋅s !
 Je l’adorais, mais je me suis rapidement lassée de son maquillage stock. J’ai donc retroussé mes manches pour en faire une fantastique pièce unique… spoilers : c’était très laid.

Puis je suis tombée rapidement sur la pente glissante des BJD (en 2008) ; faire et retirer les maquillages était encore plus simple sur la résine, donc je me suis rapidement amusée à les peindre. Les miennes, puis celles d’ami⋅e⋅s, puis de connaissances… à un moment, des inconnu⋅e⋅s ont commencé à me confier leurs poupées, ça me semblait hors normes à l’époque ! Et puis, à force de pratique, je me suis améliorée petit à petit. 
Dès cette époque, je savais que je voulais quelque chose qui n’avait rien à voir avec les maquillages stock proposés alors par les compagnies (magnifiques bien sûr, mais souvent très sobres et diaphanes).

Tu as un style reconnaissable, une patte bien à toi. D’où te vient l’inspiration ? Ton style est-il influencé par un courant artistique particulier ? 

Koala Krash : J’ai eu une éducation artistique assez hétéroclite (Arts appliqués, arts du costume et du théâtre, puis, enfin, Beaux-Arts), ce qui m’a forcément influencée ! Pendant des années j’ai pratiqué la customisation de poupées comme un hobby, qui venait s’intercaler avec d’autres productions artistiques (beaucoup de photographie et de peinture), et toutes ces choses très différentes se sont énormément auto-influencées.

Je pense qu’avoir le nez sur d’autres pratiques et d’autres esthétiques m’a aidée à chercher ce que je voulais vraiment faire de mes poupées, en restant assez imperméable aux modes inhérentes au milieu. Aujourd’hui, ce hobby a connu une expansion incroyable, il y a beaucoup plus d’émulation, de variété, les informations et les artistes à l’autre bout du monde sont plus faciles à trouver et à suivre… ce n’était pas le cas (ou moins) il y a dix ans.

En dehors de cette culture artistique « classique », qui m’a beaucoup apporté, mon amour pour la bande dessinée a aussi énormément inspiré certains détails et rehauts très graphiques que je fais aujourd’hui lorsque je peins une poupée.

Rencontres-tu des difficultés particulières que tes clients n’imaginent pas toujours ? As-tu une anecdote à nous faire partager ? 

Koala Krash : C’est difficile de répondre à cette question, si on est perfectionniste, car il existe autant de situations potentiellement délicates que de commandes.

Lorsque je travaille sur une poupée qui ne m’appartient pas, j’essaye au maximum de la rendre unique, tout en respectant ma charte graphique ainsi que le cahier des charges du/de la client⋅e, je ne reproduis jamais un maquillage à l’identique. Le truc cool, c’est que chaque poupée sera une pièce unique ; le revers de la médaille, c’est que ça vient avec une bonne dose de stress et d’anticipation quant à savoir si le résultat plaira, puisqu’il n’a pas de précédent exact.

Et c’est encore plus angoissant lorsque la personne en face n’est pas sûre de ce qu’elle veut, et que le cahier des charges est vague. Mais, si je suis certaine que le⋅a commanditaire n’a pas d’idées plus précises, en général je me lance : il y a des personnes pour qui j’ai réalisé de nombreuses commissions comme ça, et avec qui je suis maintenant très à l’aise, car j’ai cerné leur univers, leur collection ou leurs attentes. Le résultat est en général très euphorisant, j’ai la sensation de m’être lâchée comme pour une de mes poupées, mais en me donnant à fond comme pour tous⋅tes mes client⋅e⋅s, dans un registre que je n’aurais pas forcément abordé via ma collection personnelle. Poussé à certains extrêmes, ça devient limite de la collaboration artistique, et c’est juste génial. Donc j’imagine que le stress en vaut tout de même la peine !

De manière plus générale, je pense que les gens n’imaginent pas la quantité de travail qu’il y a derrière une customisation. Ils ne voient que le résultat, pas le coût et l’entretien du matériel, les tests sur des années pour choisir celui qui nous convient le mieux, la préparation et le nettoyage d’une pièce avant d’y bosser, le temps consacré à l’ouverture, la préparation, au pesage des colis, à aller les poster, à préparer les séances photos, à ranger derrière, à traiter les photos, à les mettre en ligne… et, surtout, le temps passé à communiquer avec chaque personne, qui est peut-être la partie la plus importante du processus. Je pense que, si je calculais mes tarifs horaires réels, j’aurais envie de pleurer ! 
Je n’ai jamais eu de réflexions à ce sujet, mais, lorsque j’en vois passer concernant le travail d’autres créateur⋅ice⋅s, je bouillonne intérieurement. 
C’est un problème généralisé qui ne concerne pas que la customisation et qui a, hélas, son importance. Pour que le hobby vive, il faut que les artisan⋅e⋅s vivent, et beaucoup fournissent malheureusement un travail de qualité professionnelle à un tarif symbolique pas très éloigné du bénévolat.

Tu travailles sur de nombreux types de dolls différents. As-tu une préférence ? 

Koala Krash : J’adore travailler sur les Pullip et autres « grosses têtes », une fois poncées, la matière est top, et il y a tellement de surface, c’est juste un bonheur à texturer et à détailler ! 
C’est assez paradoxal d’ailleurs, car je ne les collectionne plus, mais j’adore travailler dessus, je prends beaucoup de plaisir lorsqu’on me commissionne pour ce type de poupées, et j’essaye de proposer régulièrement des OOAK pour laisser libre court à mon imagination dessus.

Je travaille également sur les Anime Dolls (Smart Dolls, Dollfie Dream, Obitsu, SQLab…), je suis moins à l’aise dessus que sur les poupées plus détaillées, mais ça vient plus du style que je ne maitrise pas encore parfaitement, que du support.
 Concernant les poupées en résine, je n’ai pas vraiment de préférence, chaque format a ses avantages et ses inconvénients.

Je me suis essayée au repaint à une époque, notamment sur des Monster High et des Disney Animator’s, l’expérience était très sympa, mais ce n’est pas une pratique qui me botte plus que ça.

Tu nous parles un peu de ta collection personnelle ?
Koala Krash : C’est le chaos le plus total ! Je crois que personne ne sait jamais vraiment où j’en suis, je m’y perds moi-même. 
J’ai un nombre de poupées à domicile qui dépasse rarement la quinzaine. Les modèles qui me font envie sont nombreux et variés, ça tourne donc très rapidement chez moi.

J’achète certaines poupées, car j’adore le modèle, ou il m’intrigue, et je meurs d’envie de les peindre, les styliser et les prendre en photos. Puis je les laisse très facilement partir une fois le caprice assouvi – en général sans regret, j’adore suivre ce qu’elles deviennent à travers les photos de propriétaires. 
Si vous faites des photos de modèles qui viennent de chez moi, n’hésitez pas à me taguer dessus ou à me les envoyer, ça me fera vraiment très plaisir. ♥

Je suis vraiment plus maquilleuse que collectionneuse, mais je commence à arriver à un point critique : ces dernières années, j’ai pu commencer à m’offrir des modèles assez rares qui me faisaient envie depuis longtemps. La question de la revente pour ce genre de poupées est plus délicate. Si je m’en sépare : bye bye ! Je suis à peu près sûre de ne jamais pouvoir les racheter.

Pour donner un aperçu de mes pensionnaires aujourd’hui, on peut compter :

– quelques poupées d’artistes françaises (Woodolls, Dust of Dolls, Creatures Dolls, L’Heure du Thé)
– quelques Volks limitées (Belldandy, Nana Sweet Dreams, la vieille F-07 évènementielle, la Rozen Maiden Souseiseki)
– et des Anime Dolls en vinyle (une VMF50 – la première série lancée par le créateur des Angel Philia, deux Smart Dolls, une Dollfie Dream, et une Pure Neemo Azone).

Quand on dit Koala Krash, on pense souvent à des customisations un peu lourdes et bizarres, ou à des gros tatouages, mais ma collection personnelle est en majeure partie super sobre. Comme j’adore les modèles sur lesquels je craque tels quels, ils se retrouvent souvent avec des peintures moins travaillées que ce que je fais pour mes client⋅e⋅s. 
Et puis, c’est bien connu : les cordonniers sont les plus mal chaussés !

***

Merci infiniment pour cette interview riche en informations, Clémentine.

Nous espérons que vous l’aurez apprécié autant que nous avons aimé la faire. Afin de compléter celle-ci, nous vous laissons sur une galerie de photos de quelques travaux de Koala Krash, et on vous dit à très bientôt pour un prochain article !

Have fun,
Dolls Review

Galerie photos de Koala Krash

2 Commentaires

  1. Sylvie Charles-Herbeth
    29 octobre 2017 / 20 h 27 min

    Un superbe article qui nous en dit beaucoup sur la façon qu’a Koala Krash de travailler et de collectionner ! J’ai eu la chance de rencontrer personnellement Clémentine, venue chez moi pour me photographier avec toutes mes poupées. C’était un de ses projets, photographies en noir et blanc. Ca nous a donné l’occasion de papoter un peu, de tout, de rien, des dolls. Je ne savais pas à l’époque qu’elle avait cet immense talent. Je rêve d’avoir un jour une de mes poupées make-upée par elle, ce serait trop génial. Un jour peut-être… en attendant, j’admire, je reviens souvent voir ses photos, toutes les dolls qui passent sous ses mains expertes ! C’est à chaque fois un plaisir renouvelé. Bravo Clémentine. Bravo Charlotte pour cet admirable article-interview !

  2. Delphine Geekette
    29 octobre 2017 / 20 h 53 min

    Superbe article qui nous en apprend plus sur l’artiste qui se cache derrière les merveilles qu’elle peut réalisez ou a déjà réalisez, le faite qu’elle travaille sur tout les support de dolls et un plus, je suis sont travaille sur sa page et je doit avouez que j’en et vue de belle choses qui fond rêvez je te souhaite de continuer dans se dommaine si tu t’épanouie et aime toujours autant le faire, j’espère te rencontrer un jour en vrai même si je pense que nous sommes assez loins mais qui c’est il ne faut jamais dire jamais

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